Agenda Culturel
Radiozéro avance avec un nouvel album

Le premier album du groupe pop-rock toulousain Radiozero sera dans les bacs le 31 janvier 2012. Produit par les internautes, via le label participatif Akamusic, il est distribué par Universal. "L'Odyssée" ayant d'ores et déjà été élu "album coup de cœur" par le réseau FNAC, Radiozero sera en showcase à la FNAC de Toulouse le jeudi 15 mars prochain à 17h.
Produit par les internautes (789 producteurs fédérés par le site akamusic.com) le premier album du groupe toulousain Radiozero sort ce mardi 31 janvier 2012. Enregistré au studio parisien Soyuz sous la houlette d'Arnaud Bascunana (Luke, Deportivo, M...) avec la participation du guitariste Yann Péchin (Bashung, Thiéfaine…) il s'inscrit dans la continuité du premier single du groupe, sorti en 2009, dont les trois titres ("Entre les lignes", "Animal", "Spleen") d'ailleurs repris sur l'album, inclinaient entre l'univers de Noir Désir et celui d'Alain Bashung.
Le son pop-rock de Radiozero trouve son originalité et son relief dans le mélange d'ambiances et de sonorités hérité de ses différentes filiations. François Dedoubat (musiques, textes, chant, guitare) et Julien Passerini (basse), les deux fondateurs de Radiozero - rejoints ensuite par Olivier Fédou (guitare lead) et Dominique rateau (batterie) - mixent héritage français et culture anglo-saxonne, tout en puisant leur inspiration musicale à la fois dans le son des années 70 et dans les tonalités actuelles.
Intégrant des influences qui vont du rock progressif à la variété française, Radiozero livre une empreinte sonore unique pour chaque titre avec, pour fil conducteur, la qualité des textes.
Le titre de l'album "L'odyssée" tire son nom du premier morceau. Sur le thème de la destinée, un chant aérien survole une basse entêtante baignée de sonorités électro. "Western" est une sorte de fable contemporaine qui s'appuie par des guitares nerveuses. Le climat électrique de "L'impossible", plus intimiste, évoque le doute, l'incertitude des sentiments. C'est une atmosphère encore plus sombre qui plane sur des titres comme "Névrose" ou "Vortex" dont les arrangements sont enrichis de samples empruntés à l'univers du cinéma. Enfin, avec "Avril" ou "Spleen", la rage laisse place à la mélancolie ou, au contraire, explose sur fond de révolte sociale ("Animal", "La chute").
L'aventure Radiozero a été rendue possible par un mode de production alternatif qui permet aux artistes de solliciter directement le public pour récolter les fonds nécessaires à leur projet.
C'est cette voie qu'a choisi d'emprunter Radiozero en s'adressant au label participatif bruxellois Akamusic (présent sur la toile via www.akamusic.com) l'équivalent de MyMajor Company en France. Il permet aux artistes de faire produire leur CD par les internautes grâce à des parts (5 euros) vendues en ligne. Un single (2 ou 3 titres) nécessite de collecter 15.000 euros et un album 50.000.
Au-delà, Akamusic, qui a signé un accord de distribution avec Universal Music, est un label à part entière qui finance la réalisation des albums et en assure la promotion. Atout de taille, le buzz né de l'appel initial aux producteurs constitue indéniablement un plus lors du lancement. Plus les producteurs sont nombreux, plus l'effet-relais est fort.









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